Depuis quelques années, les créations d’entreprise sont en forte augmentation mais bon nombre de potentiels entrepreneurs n’osent pas franchir le pas. Pourtant l’idée les poursuit et les hante. Et une petite voix intérieure leur murmure : « Je suis sûr que ça pourrait marcher ! ».

Ces créateurs en herbe osent parfois parler de leur idée à leurs amis, parfois pas… Quand ils abordent le sujet avec eux, ils vont entendre tout et son contraire, alimentant ainsi le trouble. Alors comment savoir si l’idée est bonne ?

Notre article propose cinq étapes à suivre pour savoir si le créateur peut se lancer :

 

1. Parler du projet de création d’entreprise à des personnes ayant l’expérience de l’entrepreneuriat

Le lancement d’un projet entrepreneurial est un projet de vie ayant des impacts significatifs sur votre vie professionnelle, mais aussi personnelle. Vous remettez en cause vos assurances de revenus en quittant éventuellement votre poste et vous engagez vos enfants, conjoints et parfois parents dans cette aventure. Vous devez impérativement avoir leur soutien car un déséquilibre personnel peut être une des causes d’échec du projet. Ainsi, partager avec des dirigeants est indispensable pour comprendre l’impact humain que ce changement de vie, lié à la création d’une entreprise, peut engendrer sur la votre.

Les dirigeants que vous allez rencontrer, vont bien sûr évoquer toutes les difficultés qu’ils ont pu traverser, mais également toutes les joies et fierté qu’ils éprouvent. Nous vous recommandons de rencontrer impérativement plusieurs chefs d’entreprise. Si vous n’en rencontriez qu’un seul, ayant eu une expérience malheureuse ou heureuse, vous pourriez être influencé par son expérience et en tirer des généralités trop rapidement. Il faut recueillir plusieurs témoignages de différents horizons (âge, activité, créateur d’entreprise, repreneur d’entreprise, contexte familial, degré de réussite). La confrontation de toutes ces expériences et témoignages vous permettra de faire un tri et ainsi de générer un avis objectif.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire notre article “ Comment et pourquoi développer son réseau professionnel”.

 

2. L’étude de marché : un préalable à toute création d’entreprise

L’étude de marché est une phase incontournable pour tout porteur de projet. Elle permet d’analyser le marché sur lequel le créateur d’entreprise souhaite s’implanter. Il convient alors de collecter un maximum d’informations pour cadrer sa future activité. Cette collecte consiste notamment à récupérer et analyser des données sur les futurs clients, les fournisseurs, les produits, les normes, les concurrents. C’est à son issue que vous ajusterez la stratégie de l’offre, confirmerez votre cible et définirez votre stratégie commerciale et de communication. Des professionnels peuvent vous accompagner dans cette étape mais il est indispensable que vous soyez bien impliqués dans cette étude.

 

3. Réaliser un business plan

Au-delà de l’étude de marché, le business plan est un facteur clé, essentiel à la réussite de votre projet : il s’agit de la partie financière.

Le business plan  a pour objectif de déterminer si votre projet est financièrement viable, c’est-à-dire si vous pourrez en tirer un revenu suffisant pour pouvoir en vivre. Cette partie financière va vous permettre de définir l’apport nécessaire au financement de votre activité, le montant éventuel à obtenir auprès d’un partenaire financier et les garanties que vous devez apporter afin de gagner la confiance de votre banquier. Ce business plan doit être réalisé avec toute la rigueur et l’objectivité nécessaires pour que ce document devienne, après le lancement de votre activité, un outil de pilotage de votre activité et gage d’objectif mensuel.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire notre article “ Monter son business plan

 

4. Se faire accompagner pour créer son entreprise

L’accompagnement par des professionnels, devrait être finalement la première de toutes les étapes. En effet, faire confiance et se faire accompagner par des professionnels de la création d’entreprise est un préalable pour tout porteur de projet. Il est difficile, voire impossible de réussir sa création d’entreprise seul. Et de toute façon, tout au long de la vie d’une entreprise, son dirigeant devra apprendre à faire confiance à des partenaires, indispensables à son fonctionnement (banque, assurance, expert-comptable). Des entreprises spécialisées dans l’accompagnement à la création d’entreprise comme CMSTART proposent des rendez-vous gratuits afin de valider le projet de création et s’assurer qu’il est viable à long terme. Ces rendez-vous sont parfois confrontants à l’égard des porteurs de projet mais n’est-ce pas indispensable, voire impératif que de remettre en cause son projet régulièrement ? ! Pour repérer de bons professionnels, consultez leurs statistiques, les témoignages des créateurs qu’ils ont accompagnés, le réseau qu’ils sont capables de mettre à disposition autour de votre projet.

 

5. Être patient, ne pas trop se laisser emporter par la passion et douter

Lorsque différents signaux positifs s’alignent, l’impatience, voire l’euphorie grandit. A tel point, que vous avez peur qu’on vous vole votre idée, celle-là même,  à laquelle vous croyiez encore à peine quelques semaines/mois auparavant ! Et comme cette angoisse du vol va s’amplifier, vous serez tenté de mettre rapidement l’idée en œuvre. Et bien surtout pas ! Car il est impératif de passer par des étapes de doute. Douter c’est faire grandir et sécuriser son projet, se passionner c’est y croire. C’est en passant par cet ascenseur émotionnel que vous commencerez à habiter l’esprit entrepreneurial. Trop douter est source d’immobilisme, trop d’euphorie est source d’erreur, prendre son temps est un gage de réussite. Un projet bien abouti est un projet emmené sur une période de 6 mois à 2 ans.

 

Le respect de chacune des  étapes ci-dessus est indispensable à la réussite d’un projet. En supprimer une, remettrait en cause les chances de réussite. C’est ainsi que des porteurs de projet ayant une idée révolutionnaire peuvent se retrouver en situation d’échec car ils n’auront pas suivi les étapes préalables, indispensables au lancement d’un projet entrepreneurial.